
Femmes dans la rue, étudiants précaires, réfugiés migrants… les visages de la vulnérabilité sont multiples.
Alors que l’accueil et l’accompagnement des personnes en situation d’urgence est de la seule compétence de l’Etat, la Ville de Paris en responsabilité et par fidélité à ses valeurs a fait le choix de s’engager.
Elle s’est souvent confrontée à la limite de ses capacités face au désengagement et à la saturation croissante des dispositifs de l’Etat.
Le Groupe, et notamment ses maires d’arrondissement du Nord et de l’Est parisien – Alexandra CORDEBARD, François DAGNAUD, Eric LEJOINDRE, Eric PLIEZ et François VAUGLIN – ont été en première ligne de ce combat. En mettant à disposition des espaces municipaux, en créant de nouveaux équipements. Mais aussi en portant le fer en Conseil de Paris, pour alerter sur les évolutions des situations d’urgence et tenter de rappeler l’Etat à ses missions.
L’impulsion donnée par Dominique VERSINI
Les politiques de la solidarité de la Ville doivent beaucoup à Dominique VERSINI.
Ancienne Secrétaire d’Etat chargée de la lutte contre la précarité et cofondatrice du Samu social de Paris, elle a mis ses compétences et son engagement au service de la majorité municipale.
Dans ses responsabilités d’Adjointe à la Maire de Paris en charge de la lutte contre les exclusions, elle a innové au service des plus fragiles :
Entre octobre 2016 et mars 2018, environ 60 000 migrants primo-arrivants sont passés par « la Bulle », un chapiteau gonflable, installé porte de la Chapelle. La preuve qu’un accueil digne des exilés est possible.
Dominique VERSINI a également lancé La Nuit de la Solidarité en 2018 : 4 ans après sa création, ce sont près de 1500 « volontaires de la solidarité » et 400 professionnels qui sont allés en 2026 au-devant des personnes sans abri pour établir un état des lieux de la situation.
Face à la problématique particulière des femmes en grande exclusion, elle a porté l’ouverture de La Halte, un lieu d’accueil au cœur de l’Hôtel de Ville répondant à la peur souvent éprouvée des hébergements en mixité.
Dominique VERSINI – Ouverture de La Halte et actions pour les femmes en situation de rue
La saturation permanente du réseau d’hébergement d’urgence de l’Etat
Dans un Vœu du Groupe déposé en juillet 2022, Rémi FÉRAUD a posé les termes du problème.
La Nuit de la Solidarité venait d’établir que 2600 personnes dormaient alors dans les rues de Paris.
La plupart ne prenant plus la peine d’appeler le 115 devant la saturation constante des capacités d’hébergement d’urgence mis en place par l’Etat.
Et pourtant, le système mis en place pour l’accueil des réfugiés ukrainiens Porte de Versailles prouve que l’Etat a la capacité, lorsqu’il se mobilise, de gérer l’urgence.
Face à la pénurie, chaque hiver, des gymnases municipaux sont mis à disposition, dans les 10e, 12e et 17e notamment.
Mais seul l’Etat est en mesure de rattraper son retard en capacité d’hébergement conformément à ses missions.
Le Vœu présenté par Rémi FÉRAUD au nom du Groupe était adressé au Préfet en lui demandant de mobiliser face au sans-abrisme les mêmes moyens que ceux mis en place par ses propres services Porte de Versailles :
Rémi FÉRAUD – Vœu du Groupe – Conseil de Paris 7 juillet 2022
La formation de campements indignes au cœur de Paris
« Le déni du fait migratoire a des conséquences : des quartiers populaires éprouvés et abimés et des habitants à cran. Nous savons ce qu’il manque : un engagement régulier de l’Etat pour des dispositifs réguliers de mise à l’abri. Ce Vœu est un appel à la responsabilité, un appel à la solidarité mais aussi un appel à la lucidité »
François DAGNAUD – Conseil de Paris 13 décembre 2018
François DAGNAUD – Conseil de Paris 13 décembre 2018
L’alerte de François DAGNAUD n’a malheureusement pas été entendu par l’Etat.
Le système d’hébergement des demandeurs d’asile et des réfugiés , faute de mobilisation et de moyens nouveaux, n’a pas été décongestionné.
Face à la multiplication des tentes, Ariel WEIL, Maire de Paris Centre, un arrondissement particulièrement concerné, a demandé un réinvestissement de l’Etat. Le travail social et l’aide alimentaire sont assurés par les acteurs de la solidarité, mais la seule solution qui vaille – la mise à l’abri – n’est pas mise en œuvre.
Ariel WEIL – Conseil de Paris 22 mai 2024
La Ville s’efforce de compenser pour partie la pénurie de l’Etat
La Ville de Paris s’est engagée : outrepassant ses compétences réglementaires, elle a mis en place des programmes d’hébergement d’urgence pour les migrants et réfugiés.
A l’occasion du vote des aides aux associations assurant un hébergement et un accompagnement des demandeurs d’asile, Eric PLIEZ a rappelé la position constante de la majorité municipale :
« Alors que l’accueil et l’accompagnement des demandeurs d’asile est de la seule responsabilité du gouvernement, notre collectivité forte de ses valeurs prend à nouveau ses responsabilités »
Eric PLIEZ – Conseil de Paris 14 mars 2023
Eric PLIEZ – CP 14 mars 2023
Le soutien aux acteurs associatifs de l’aide alimentaire
Conformément aux engagements pris lors de l’Acte 2 du Pacte de lutte contre l’exclusion, la Ville de Paris soutient les actions et les projets d’aide alimentaire.
À ce titre, tous les jours, ce sont près de 25 000 repas – colis, repas chauds ou paniers – qui sont servis, par des associations ou par les services municipaux parisiens, aux Parisiennes et Parisiens en situation de précarité.
De nombreux « volontaires solidaires » participent au sein des associations à de nombreuses distributions alimentaires de rue.
Alexandra CORDEBARD a insisté en Conseil de Paris sur l’importance de ce travail, en leur rendant hommage pour le rôle crucial qu’elles ont joué pendant la crise sanitaire.
Rappelant que malheureusement les files actives des distributions alimentaires s’allongeaient, justifiant le soutien plein et entier de la Ville à leurs côtés :
Alexandra CORDEBARD – Conseil de Paris 10 févier 2022
La précarité croissante de la jeunesse
Dans son soutien constant aux actions de solidarité pour les plus vulnérables, le Groupe a porté un sujet spécifique : la précarité croissante de la jeunesse.
En Conseil de Paris, François VAUGLIN a rappelé la situation : 20% des jeunes de 18 à 29 ans vivent sous le seuil de pauvreté et 38% travaillent en contrat précaire, voir sans contrat
« Notre jeunesse souffre. Elle souffre de la précarité. Nous, Ville de Paris, soutenons les jeunes mais nous nous sentons bien seuls.
Disons le franchement : nous ne sommes pas aidés.»
François VAUGLIN – Conseil de Paris 9 mars 2021
Chacun sait que pendant la crise COVID, les jeunes et les étudiants ont été gravement éprouvés socialement et psychologiquement.
Il était essentiel que la Ville en coordination avec les arrondissements et les acteurs locaux s’implique et soutienne les réseaux de distribution de repas aux étudiants, de dépistage dans les résidences du CROUS…
Dans un Vœu du Groupe déposé au cœur de la séquence sanitaire, François VAUGLIN a rappelé le caractère impératif de ces actions municipales en direction des jeunes parisiens :
François VAUGLIN – Conseil de Paris 9 mars 2021 – Précarité et isolement des jeunes
