L’accès au logement pour tous

© Ville de Paris

L’accès au logement est devenu une priorité municipale avec l’arrivée de la gauche à Paris. En 2001, Bertrand DELANOË avait posé trois actes fondateurs : un plan massif d’éradication de l’habitat insalubre – plus de 1000 adresses réhabilitées – un doublement du budget « logement » et une réforme salutaire des commissions d’attribution garantissant enfin la collégialité et la transparence des décisions.

 

Depuis, et face à une crise nationale du logement, la Ville a mobilisé tous ses leviers d’action. Anne HIDALGO et la majorité municipale ont augmenté l’effort d’investissement pour lutter contre un puissant et mondial phénomène de marché.

En début de mandature, Roger MADEC a posé les principes de toute politique responsable du logement :

 

« Le logement est un droit fondamental, le logement est un droit social. Avoir un logement décent permet de s’épanouir. C’est un bien de première nécessité »

Roger MADEC – Conseil de Paris 2 juin 2021

 


Roger MADEC – Conseil de Paris 2 juin 2021 – Communication : Politique du logement

Au-delà du logement social et des objectifs réglementaires de la Loi SRU, la force de la Ville est d’avoir élargi son ambition à tous les publics : sans abri, jeunes actifs, étudiants et seniors, classes populaires et moyennes, hébergement d’urgence et accession à la propriété des familles.
Lors de ce même Conseil de Paris, Maya AKKARI a rappelé cette attention du Groupe à tous les âges de la vie, à la mixité sociale et générationnelle au cœur de Paris.


Maya AKKARI – Conseil de Paris 2 juin 2021

 

L’attention aux plus vulnérables

La lutte contre la grande exclusion est une grande cause parisienne, traduite dans un pacte partenarial avec le tissu associatif pour faciliter la sortie de la rue et prévenir le sans-abrisme.
Les moyens alloués au Fonds de Solidarité pour le Logement (FSL), aux résidences sociales et aux foyers de jeunes travailleurs ont été confortés.
Le Groupe a alerté sur la précarisation croissante des jeunes, révélée crûment par la crise sanitaire et la perte soudaine des « petits boulots » alimentaires qui masquaient le phénomène.
François VAUGLIN avait alerté de la fragilité sociale de nombreux étudiants par un vœu du Groupe déposé au cœur du confinement.
Aux côtés des actions solidaires déjà portées par Marie-Christine LEMARDELEY, adjointe en charge de la vie étudiante, une aide à l’accès au logement de 500 à 1000 euros a été mise en place en ciblant les étudiants bénéficiaires des repas à 1 euros.
Et des opérations ont été menées pour construire, rénover, restructurer des résidences étudiantes (par exemple rue Cuvier dans le 5ème arrondissement), des résidences pour jeunes travailleurs (par exemple résidence « Saint Jacques » dans le 14ème arrondissement), des logements sociaux, dont certains en collocation (par exemple avenue de la Porte des Poissonniers dans le 18ème  arrondissement).
Emmanuel COBLENCE a défendu cette politique qui  change concrètement la situation des étudiants précaires ;


Emmanuel COBLENCE – Conseil de Paris 3 juillet 2023

 

Un effort massif en faveur du logement social

En cette fin de mandature, 700 000 Parisiens vivent dans le parc social.
Depuis 2001, plus de 126 000 nouveaux logements sociaux ont été réalisés, portant le total parisien à près de 275 000 logements (Source Atelier Parisien d’URbanisme).
Ce résultat permet à la Ville en cette fin de mandature d’atteindre le seuil réglementaire légal de 25% de logements sociaux et d’amorcer un rééquilibrage de leur répartition géographique par la création de logements sociaux dans l’Ouest parisien.
Il permet avant tout de préserver la diversité sociale de Paris, elle-même garante de sa vitalité.
Historiquement Paris est une ville socialement et générationnellement diverse.
Seul le logement social peut sauvegarder cette mixité : l’évolution des prix du marché privé – qu’il s’agisse de l’achat ou de la location – fait obstacle au logement dans Paris des classes populaires et moyennes.

 

« Notre politique du logement est une politique de mixité pour limiter les effets du marché »
Vœu du Groupe Paris en Commun

 

 En novembre 2022 lors d’un débat stratégique en Conseil de Paris consacré au « développement et à l’amélioration de l’offre de logements 2035 », Alexandra CORDEBARD l’a clairement dit :

 

 « Notre enjeu politique est de gagner la course de vitesse de la régulation face au marché »
Alexandra CORDEBARD

 


Alexandra CORDEBARD – Conseil de Paris 22 nov 2022

Pour garder les classes populaires et moyennes au cœur du tissu social parisien, seule une activation de tous les leviers d’action – préemption, acquisition-réhabilitation, conventionnement de nouveaux ensembles… – permet d’atteindre l’objectif.
Et de compenser le retrait de l’État, ce qu’a rappelé avec force Éric PLIEZ lors de ce même débat :


Éric PLIEZ – Conseil de Paris 22 nov 2022

 

Réguler l’offre privée de logements

Une politique du logement ne se limite pas au logement social : elle s’articule avec une régulation de l’offre privée.
300 000 logements parisiens sont utilisés comme locations saisonnières ou à titre de résidences secondaires. Soit un appartement sur cinq.
La reconquête des logements vacants et inoccupés est donc essentielle.
Pour cette raison, le Groupe s’est associé à la Délibération proposée par le Groupe écologiste en février 2025 pour remettre ces logements sur le marché locatif :


Rémi FÉRAUD – Conseil de Paris 12 février 2025

Cette lutte contre la vacance se double d’une lutte contre l’économie des meublés touristiques.
D’anciens bureaux, d’anciens ateliers d’artisans en étage se transforment en locations touristiques. Un gâchis pour les parisiens en recherche de logements et des nuisances pour les riverains.
Gauthier CARON-THIBAULT est intervenu en Conseil de Paris pour demander à l’Etat d’agir.
Il lui appartient de réguler et de légiférer pour donner aux collectivités les outils réglementaires adaptés : définir un nombre maximum de nuitées, fixer des quotas par quartier…
En dépit d’une crise nationale du logement, l’Etat est resté parfaitement démobilisé et sourd aux principales demandes de la Ville :


Gauthier CARON-THIBAULT –  Conseil de Paris 2 juin 2021

 

Faciliter l’accès au logement des classes moyennes

Des dispositifs innovants ont été instaurés pour l’accès des classes moyennes au logement et à la propriété.
Là encore, c’est un enjeu de mixité sociale.

 

« Comment imaginer qu’un jeune ménage puisse s’installer, par exemple dans le 18e, si pour un 36m2, il doit payer 1300 euros par mois ? »
Éric LEJOINDRE – Conseil de Paris 10 avril 2025

 

L’encadrement des loyers, le développement massif du logement social, la lutte contre la vacance… à ces actions, la Ville a ajouté deux nouveaux outils : la Foncière de la Ville de Paris pour favoriser l’accès à la propriété des classes moyennes, réaliser des programmes de logements adaptés (comme dans le quartier Saint-Vincent de Paul).

Et un nouvel outil présenté par Éric LEJOINDRE, la Foncière du Logement Abordable qui cible les logements vacants pour les remettre en location 25% moins cher que le marché :


Éric LEJOINDRE – Conseil de Paris 10 avril 2025

 

Rénover et lutter contre l’habitat indigne

Le Groupe, par ses Vœux et interventions, a défendu avec constance la nécessité de concilier la politique sociale et l’écologie.
En matière de logement, leur croisement, c’est la rénovation thermique. Elle impacte fortement les émissions de gaz à effet de serre et la facture énergétique des ménages.

La Ville s’est dotée, à travers le Plan Climat Air Energie (2018), d’objectifs ambitieux en matière de rénovation de logements : elle a pour objectif de rénover 5000 logements sociaux par an avec une priorité donnée aux immeubles les plus énergivores et aux passoires thermiques.

Éric PLIEZ a défendu en Conseil de Paris l’importance de cette politique de rénovation du parc social et de sa conjugaison avec une lutte contre l’habitat indigne :


Éric PLIEZ – Conseil de Paris 17 novembre 2021

 

Le Groupe Paris en commun a marqué une priorité : 25% de logements sociaux à Paris avec un rééquilibrage dans l’Ouest parisien par souci d’égalité territoriale.
Le PLU Bioclimatique porté par Emmanuel GREGOIRE a fixé la prochaine étape à l’échelle des dix prochaines années : 30% de logements sociaux et 10% de logements abordables pour sauvegarder la diversité sociale et économique parisienne.

 

 

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